Ce mardi 13 octobre à 18h, j’organise une recontre pour la publication de mon recueil au Sister Brussels Café, près de la Grand Place de Bruxelles. Ci-joint l’affiche de cet événement.

Alain Henry
Ce mardi 13 octobre à 18h, j’organise une recontre pour la publication de mon recueil au Sister Brussels Café, près de la Grand Place de Bruxelles. Ci-joint l’affiche de cet événement.

(C’est un peu la suite de Canicule)
Il pleut
T’as oublié l’été
les forêts incendiées
les vagues de chaleur
la torpeur, la touffeur
les fruits ratatinés
la terre craquelée
et les morts par milliers
Ca y est! Mon recueil est sorti! Il est disponible dans toutes les librairies.
Ce recueil, c’est ma façon de me révolter contre l’état du monde (guerres, climat, pauvreté, il y a de quoi) et de me moquer de nos petits – et de nos grands – travers.
C’est de la poésie, du slam, c’est percutant, parfois émouvant, parfois drôle. Parfois on rit jaune.
Le point de départ des textes, c’est souvent un détail du quotidien : une carte de banque, un robinet, un mendiant au feu rouge, les cadenas sur une grille. J’y parle de choses simples, avec des mots simples.
J’y ajoute quelques haïkus, pour un clin d’œil, une respiration, un côté plus léger.
Toute ma carrière, j’ai fait des rapports scientifiques sur l’état du monde. Avec un impact mitigé. Maintenant j’en fais de la poésie. Est-ce que l’impact sera plus fort ? À vous de voir !
Page de l’éditeur: https://www.ultraletters.com/les-yeux-ouverts-poemes-et-haikus-alain-henry/
Page sur librel.be : https://www.librel.be/livre/9782390300540-les-yeux-ouverts-alain-henry/
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J’ai le plaisir de vous annoncer la publication imminente (en septembre) de mon premier recueil « Les yeux ouverts », edité chez UltraLetters. Voici déjà la couverture.
Ce recueil, c’est ma façon de me révolter contre l’état du monde. Les guerres, le climat, la pauvreté, avouoez qu’il y a de quoi être en colère et angoissé. C’est aussi une façon de se moquer des petites incohérences humaines, de nos petits et grands travers.
C’est de la poésie, du slam, c’est percutant, parfois émouvant, parfois drôle. Parfois on rit jaune.
Souvent, le point de départ de ces textes, c’est un détail du quotidien : une carte de banque, un robinet, un mendiant au feu rouge, les cadenas sur une grille. J’y parle de choses simples, avec des mots simples.
J’ai aussi ajouté quelques haïkus après chaque texte: un clin d’oeil, une pause, un contrepoint.
Toute au long de ma carrière, j’ai fait des rapports scientifiques sur l’état du monde. Avec un impact mitigé. Maintenant j’en fais de la poésie. Est-ce que l’impact sera plus fort ? À vous de voir !
En vidéo sur YouTube: https://youtube.com/shorts/j47FDcjL5Uc
Si toi aussi, tu désespères de voir les arbres et les forêts partir en cendres et en fumées.
Canicules et inondations, à ces fléaux quelle réaction ? T’en as assez de l’inaction.
Si tu comprends que le climat, c’est vraiment la cata, mais que ta voix se lasse de crier halte.
Alors,
viens avec nous le 11 octobre, à la grande marche du climat, y’en aura d’autres qui pensent comme toi.
Si toi aussi t’es chancelant face aux géants de l’industrie, de la finance et de la banque.
Si tu récuses leurs bénéfices exorbitants, faits aux dépens de la nature et du vivant.
Y’aura pas de baguette magique, technologique ou despotique, c’est tous ensemble qu’il faut s’y mettre.
Alors,
viens à la marche du climat, c’est un dimanche, le 11 octobre, et c’est à Bruxelles, Gare du Nord.
canicule
je déambule
dans les rues de béton brûlant
de pierre de fer et de verre
je ne sais pas ce qui est le plus chaud
les pavés sous mes pieds
le soleil là-haut
ou le souffle torride
du rejet des climatisations
ouvrir ou fermer
un robinet
je ne sais jamais
dans quel sens tourner
surtout si le robinet
est tarabiscoté
tube recourbé
tête inversée
ouvrir n’est pas risqué
il suffit d’essayer
l’un ou l’autre côté
mais s’il est ouvert
pour le fermer
tu tournes à l’envers
tu te prends une giclée
t’es éclaboussé
le pull tout mouillé
c’est l’inondation
le raz-de-marée
moins de biens, plus de liens
des liens entre gens biens
des gens pour faire du bien
des humains qui prennent soin
pas ceux qui font le malin
ou qui étalent leurs biens
plus de coups de poing
pour distinguer le tien du mien
plus de liens chaque matin
moins de biens au magasin
pas trop de ces machins
qui ne servent à rien
qui brisent les liens
mais assez pour nos besoins
que chacun mange à sa faim
quelques biens, beaucoup de liens
ça je veux bien
des étreintes, des câlins
et beaucoup d’amour
tous les jours
comment tu fais
dis-moi
comment tu fais
pour détourner le regard
quand tu vois un mendiant sur le trottoir
pour passer à côté
sans te retourner
comment tu fais
pour te taire
quand tu entends
une insulte raciste
une insulte sexiste
quand tu entends…
je ne te fais pas toute la liste
quand on veut on peut
il y a un moyen un chemin
petite phrase moraliste
que dit une ministre
pour justifier
sa politique
illicite et inique
de rejeter
les sans papiers les réfugiés les immigrés
même si c’est prohibé
quand on veut on peut
le gouvernement fait des lois
qu’il ne respecte pas
il est pourtant soumis à la loi
comme toi comme moi