Haïkus – novembre 2020

ouvrant les volets
soleil levant
non ! Un lampadaire

60 bougies
celles de l’an dernier
encore bonnes

marée basse
marcher dans les flaques
chaussettes mouillées

Larmes

La mer commence ici, peut-on lire à côté de quelques bouches d’égout. Je crois même qu’elle commence dans chaque maison, dans chaque évier.

D’ailleurs, une légende raconte que si la mer est salée, c’est d’avoir accumulé les larmes de tous les chagrins de l’humanité. Innombrables raisons de pleurer. Les occasions perdues, les blessures, les espoirs déçus. Le sel de la vie qu’on n’a pas goûté s’enfuit dans nos larmes, dans l’évier où l’on se rince le visage d’avoir trop pleuré, dans l’égout, le fleuve, l’océan. Qui n’en peut plus d’accumuler la tristesse des hommes.

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Résonances

Confidence, outrecuidance, émergence, expérience ou truculence ?

Je range un peu mes fichiers, et je tombe sur un vieux texte de 2008, que voici un peu remanié. Amusant…

Résonances
nos cœurs dansent
c’est intense
ni méfiance
ni défiance
mais… élégance

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J’avance

J’avance.

J’avance dans un couloir. Je ne sais plus depuis quand, mais j’avance. Les murs blancs et lisses, aucune aspérité, aucun repère. A l’infini. Le plafond, très haut. Pas de fenêtre. Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas où j’en suis. J’avance.

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