(C’est un peu la suite de Canicule)
Il pleut
T’as oublié l’été
les forêts incendiées
les vagues de chaleur
la torpeur, la touffeur
les fruits ratatinés
la terre craquelée
et les morts par milliers
Alain Henry
(C’est un peu la suite de Canicule)
Il pleut
T’as oublié l’été
les forêts incendiées
les vagues de chaleur
la torpeur, la touffeur
les fruits ratatinés
la terre craquelée
et les morts par milliers
Ca y est! Mon recueil est sorti! Il est disponible dans toutes les librairies.
Ce recueil, c’est ma façon de me révolter contre l’état du monde (guerres, climat, pauvreté, il y a de quoi) et de me moquer de nos petits – et de nos grands – travers.
C’est de la poésie, du slam, c’est percutant, parfois émouvant, parfois drôle. Parfois on rit jaune.
Le point de départ des textes, c’est souvent un détail du quotidien : une carte de banque, un robinet, un mendiant au feu rouge, les cadenas sur une grille. J’y parle de choses simples, avec des mots simples.
J’y ajoute quelques haïkus, pour un clin d’œil, une respiration, un côté plus léger.
Toute ma carrière, j’ai fait des rapports scientifiques sur l’état du monde. Avec un impact mitigé. Maintenant j’en fais de la poésie. Est-ce que l’impact sera plus fort ? À vous de voir !
Page de l’éditeur: https://www.ultraletters.com/les-yeux-ouverts-poemes-et-haikus-alain-henry/
Page sur librel.be : https://www.librel.be/livre/9782390300540-les-yeux-ouverts-alain-henry/
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chemin de randonnée
balisé
de mouchoirs en papier
racines, rochers, troncs arrachés –
toutes sortes de monstres
au bord du chemin
deux mille sept deux mille cinq trois mille –
les randonneurs racontent
leurs exploits
(Inspiré du style de Prévert dans « Pour faire le portrait d’un oiseau« )
Pour aller manifester
à la marche climat.
D’abord, notez la date
dans votre agenda
en rouge, en gras.
Le onze octobre,
Bruxelles, Gare du Nord,
à quatorze heure.
Faites-en une propriété.
N’acceptez pas d’autres activités.
Oui, ils vont insister.
Soyez déterminé.
Et même, vous pouvez
leur proposer
de vous y accompagner.
Créer c’est « lutter contre tous ceux qui nous font non-exister, qui nous dressent des constats de non-existence ».
Un texte très touchant de Gilles Defacque, clown, poète, auteur, metteur en scène, fondateur du Prato, Théâtre international de quartier à Lille. Il nous livre dans un texte poétique sa vision de la création comme moyen d’existence, de résistance, de reconnaissance.
« Créer c’est l’étincelle mettre le feu sans les poudres. »
Poursuivre la lecture de « Créer c’est résister – Gilles Defacque »J’ai le plaisir de vous annoncer la publication imminente (en septembre) de mon premier recueil « Les yeux ouverts », edité chez UltraLetters. Voici déjà la couverture.
Ce recueil, c’est ma façon de me révolter contre l’état du monde. Les guerres, le climat, la pauvreté, avouoez qu’il y a de quoi être en colère et angoissé. C’est aussi une façon de se moquer des petites incohérences humaines, de nos petits et grands travers.
C’est de la poésie, du slam, c’est percutant, parfois émouvant, parfois drôle. Parfois on rit jaune.
Souvent, le point de départ de ces textes, c’est un détail du quotidien : une carte de banque, un robinet, un mendiant au feu rouge, les cadenas sur une grille. J’y parle de choses simples, avec des mots simples.
J’ai aussi ajouté quelques haïkus après chaque texte: un clin d’oeil, une pause, un contrepoint.
Toute au long de ma carrière, j’ai fait des rapports scientifiques sur l’état du monde. Avec un impact mitigé. Maintenant j’en fais de la poésie. Est-ce que l’impact sera plus fort ? À vous de voir !
En vidéo sur YouTube: https://youtube.com/shorts/j47FDcjL5Uc
Si toi aussi, tu désespères de voir les arbres et les forêts partir en cendres et en fumées.
Canicules et inondations, à ces fléaux quelle réaction ? T’en as assez de l’inaction.
Si tu comprends que le climat, c’est vraiment la cata, mais que ta voix se lasse de crier halte.
Alors,
viens avec nous le 11 octobre, à la grande marche du climat, y’en aura d’autres qui pensent comme toi.
Si toi aussi t’es chancelant face aux géants de l’industrie, de la finance et de la banque.
Si tu récuses leurs bénéfices exorbitants, faits aux dépens de la nature et du vivant.
Y’aura pas de baguette magique, technologique ou despotique, c’est tous ensemble qu’il faut s’y mettre.
Alors,
viens à la marche du climat, c’est un dimanche, le 11 octobre, et c’est à Bruxelles, Gare du Nord.
canicule
je déambule
dans les rues de béton brûlant
de pierre de fer et de verre
je ne sais pas ce qui est le plus chaud
les pavés sous mes pieds
le soleil là-haut
ou le souffle torride
du rejet des climatisations
je dérive quelque part
entre sommeil et réveil
les dernières traces d’un rêve
pas tout-à-fait envolées
ce n’était pas un cauchemar
et je vogue encore
dans ce brouillard étale
cette ivresse calme
cette paresse fervente
Ceci n’est pas de la poésie, mais pourquoi se limiter dans ses coups de cœur quand on est tellement touché par un conte. Je n’avais jamais lu « L’homme qui plantait des arbres », de Jean Giono, texte des années 50. C’est l’histoire d’Elzéard Bouffier, qui, en deux mots, consacre sa vie à planter des arbres dans sa Haute-Provence natale, et finit par faire revivre toute une région. Un conte résolument optimiste, simple et parlant en ces temps de choc écologique.
L’édition que j’ai eue dans les mains est illustrée par Eva Jospin, au format 25x35cm environ. De superbes dessins de jungles, de végétations, de ruines perdues dans la forêt, de courbes de niveau… Une richesse dans laquelle on se perd, on s’évade, on rêve. Que des traits fins, encre de Chine et quelques ombres au crayon, je suppose. Des techniques que j’ai déjà un tout petit peu utilisées, ce qui me parle d’autant plus.