Longeant une vitrine,
un coup d’œil – et d’un rien
redresser son chapeau
Même sans oignon –
mes larmes
coulent
Alain Henry
Longeant une vitrine,
un coup d’œil – et d’un rien
redresser son chapeau
Même sans oignon –
mes larmes
coulent
La ville est un zoo, un temple des ombres, des ambitions.
Les pythons sont en vadrouille. Ils chassent les dernières licornes sauvages.
Au coeur du béton, il y a peu de d’endroit où se cacher.
Pourtant, une licorne, il en reste une.
Elle rôde, invisible. Elle contamine parfois un esprit insoumis.
Elle lui donne alors une corne sur le front.
A tire-larigot
il photographie les fleurs –
moi aussi
Une ligne du rapport
un regard par la fenêtre
et puis … encore
Matin de givre –
Même les chevaux de frise
Sont à l’abri
(Les chevaux de frise sont des barricades mobiles et repliables utilisées par la police. J’ai voulu en photographier aujourd’hui – le dimanche 19 mars – dans le quartier de mon bureau, où ils pullulent depuis plus d’un an. Et voilà que soudain ils ont tous disparus. Bizarre…) (ils sont revenus le 26 avril.)
Hier soir, j’ai touché une épée,
une vraie, enfin presque.
C’était au théâtre.
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D’un seul tenant
l’épluchure de mandarine
pause de 4 heures
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Un mur
mais un mur d’air
un souffle
et encore !
peut-être juste
un peu de vide
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Risque de verglas –
Vigilance constante
Du promeneur
Paterson écrit sur les trois dimensions dans lesquelles nous vivons : hauteur, largeur et profondeur. C’est comme une boîte à chaussures nous dit-il. L’image que j’utilise plus volontiers, c’est celle des trois doigts de la main, le pouce, l’index et le majeur, que j’étends perpendiculairement l’un à l’autre. Bien sûr, ils forment ainsi un coin de la boîte à chaussures.