Bien trop chaud
un seul haïku aujourd’hui –
celui-ci
Alain Henry
Bien trop chaud
un seul haïku aujourd’hui –
celui-ci
Retour de vacances
les fourmis refusent
de rendre la maison
Dans la rue étroite
un rayon de soleil –
à peine le reflet d’un reflet
Motocyclettes –
débridées et pétaradantes
je vous hais
Quelques haïkus sur le thème du silence, thème proposé par le groupe « Le coucou du haïku » pour la deuxième quinzaine de mai.
Adossé à la cathédrale –
je regarde le monde
passer
Partir
du pied d’un chêne
y grimper
et branche après branche
les examiner
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Il ne manque pas d’air,
celui qui prétend
que boulet et plume
tombent en même temps
dans le vide.
Longeant une vitrine,
un coup d’œil – et d’un rien
redresser son chapeau
Même sans oignon –
mes larmes
coulent
La ville est un zoo, un temple des ombres, des ambitions.
Les pythons sont en vadrouille. Ils chassent les dernières licornes sauvages.
Au coeur du béton, il y a peu de d’endroit où se cacher.
Pourtant, une licorne, il en reste une.
Elle rôde, invisible. Elle contamine parfois un esprit insoumis.
Elle lui donne alors une corne sur le front.
A tire-larigot
il photographie les fleurs –
moi aussi