Adossé à la cathédrale –
je regarde le monde
passer
Branche
Partir
du pied d’un chêne
y grimper
et branche après branche
les examiner
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Chute libre
Il ne manque pas d’air,
celui qui prétend
que boulet et plume
tombent en même temps
dans le vide.
Haïkus d’avril
Longeant une vitrine,
un coup d’œil – et d’un rien
redresser son chapeau
Même sans oignon –
mes larmes
coulent
Zoo
La ville est un zoo, un temple des ombres, des ambitions.
Les pythons sont en vadrouille. Ils chassent les dernières licornes sauvages.
Au coeur du béton, il y a peu de d’endroit où se cacher.
Pourtant, une licorne, il en reste une.
Elle rôde, invisible. Elle contamine parfois un esprit insoumis.
Elle lui donne alors une corne sur le front.
Un week-end à Londres – haïkus
En sortant de chez moi
A tire-larigot
il photographie les fleurs –
moi aussi
Haïkus de mars
Une ligne du rapport
un regard par la fenêtre
et puis … encore
Haïkus de février
Matin de givre –
Même les chevaux de frise
Sont à l’abri
(Les chevaux de frise sont des barricades mobiles et repliables utilisées par la police. J’ai voulu en photographier aujourd’hui – le dimanche 19 mars – dans le quartier de mon bureau, où ils pullulent depuis plus d’un an. Et voilà que soudain ils ont tous disparus. Bizarre…) (ils sont revenus le 26 avril.)
Épée
Hier soir, j’ai touché une épée,
une vraie, enfin presque.
C’était au théâtre.
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Haïkus de janvier (2)
D’un seul tenant
l’épluchure de mandarine
pause de 4 heures
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