Nous étions 15 pour ce premier kukaï du lion de la nouvelle saison. Beaucoup de nouveaux visages, et une grande sérénité, malgré des ennuis d’ascenseur à la sortie (heureusement résolus sans trop de stress, mais avec l’intervention des pompiers quand-même). Une discussion enrichissante autour de certains textes, parfois très poétiques, qui ont permis de mieux éclairer certaines facettes du haïku. Voici le palmarès de cette édition.
Avec 6 voix
brouillard de novembre
le soldat inconnu
deux fois disparu
Françoise Gabriel
Avec 4 voix
Bavard
le vent d’automne
me coupe la parole
Caroline Coppé
Avec 3 voix
la nuit j’infuse
l’essence de solitude
dans mon flacon de vers
Quentin Decubber
À l’insu du renard
le crépuscule
change d’heure
Caroline Coppé
De ses doigts aux miens
De désir en quiétude
Elle m’ensoleille
Luc Canautte
couteau de chef
la rondelle de poireau
teintée de sang
Alain Henry
Avec 2 voix
Entre les feuilles mortes
les pigeons picorent
l’éclaircie
Caroline Coppé
Neige, couvre les bancs
du silence
ouvre les blancs
Christine du Bois
Balade bucolique,
L’estomac dans les talons.
Début de débat
Marie
Rester, quel dommage.
Aller ailleurs, quel dommage.
Un monde parallèle.
Marie
On s’est revu hier
Après vingt ans de silence –
L’oubli embellit
Marie
boite à couture
les ourlets autocollants
du célibataire
Alain Henry (avec l’aide de Cécile)
Avec 1 voix
Une musique qui
Enveloppe toute la pièce
Les deux filles dansent
Emma Lebrun
couleur feuille morte
les mégots dans
les feuilles d’automne
Françoise Gabriel
soir d’Halloween
la souris ou la grenouille
s’enfuit à mon approche
Françoise Gabriel
Les noix sont brunes
Les tournesols ont vécu
Le saule à froid
Eric Cacheux
Mort silencieuse ?
Souvenirs d’été dissous
La nature vit !
Eric Cacheux
Les bras forts
tordus de désir
écrasent une mouchette
Christine du Bois
vague-et-vient sans fin
eau-delà des souffles
qui s’éteignent
Quentin Decubber
Ode à l’automne
~ Tes yeux ont les couleurs
des feuilles dorées
Iwona Drozd
Quand le soleil saigne
Le ciel est échevelé
Tout autant que l’herbe
Luc Canautte
Claque la giboulée
glace en corrida de grêle
perles percutantes
Isabelle Fable
La scie silencieuse
cingle en deux l’arbre arrogant
craque le géant
Isabelle Fable
