Kukaï du lion – 9 novembre 2024


Nous étions 15 pour ce premier kukaï du lion de la nouvelle saison. Beaucoup de nouveaux visages, et une grande sérénité, malgré des ennuis d’ascenseur à la sortie (heureusement résolus sans trop de stress, mais avec l’intervention des pompiers quand-même). Une discussion enrichissante autour de certains textes, parfois très poétiques, qui ont permis de mieux éclairer certaines facettes du haïku. Voici le palmarès de cette édition.

Avec 6 voix

brouillard de novembre
le soldat inconnu
deux fois disparu

Françoise Gabriel

Avec 4 voix

Bavard
le vent d’automne
me coupe la parole

Caroline Coppé

Avec 3 voix

la nuit j’infuse
l’essence de solitude
dans mon flacon de vers

Quentin Decubber

À l’insu du renard
le crépuscule
change d’heure

Caroline Coppé

De ses doigts aux miens
De désir en quiétude
Elle m’ensoleille

Luc Canautte

couteau de chef
la rondelle de poireau
teintée de sang

Alain Henry

Avec 2 voix

Entre les feuilles mortes
les pigeons picorent
l’éclaircie

Caroline Coppé

Neige, couvre les bancs
du silence
ouvre les blancs

Christine du Bois

Balade bucolique,
L’estomac dans les talons.
Début de débat

Marie

Rester, quel dommage.
Aller ailleurs, quel dommage.
Un monde parallèle.

Marie

On s’est revu hier
Après vingt ans de silence –
L’oubli embellit

Marie

boite à couture
les ourlets autocollants
du célibataire

Alain Henry (avec l’aide de Cécile)

Avec 1 voix

Une musique qui
Enveloppe toute la pièce
Les deux filles dansent

Emma Lebrun

couleur feuille morte
les mégots dans
les feuilles d’automne

Françoise Gabriel

soir d’Halloween
la souris ou la grenouille
s’enfuit à mon approche

Françoise Gabriel

Les noix sont brunes
Les tournesols ont vécu
Le saule à froid

Eric Cacheux

Mort silencieuse ?
Souvenirs d’été dissous
La nature vit !

Eric Cacheux

Les bras forts
tordus de désir
écrasent une mouchette

Christine du Bois

vague-et-vient sans fin
eau-delà des souffles
qui s’éteignent

Quentin Decubber

Ode à l’automne
~ Tes yeux ont les couleurs
des feuilles dorées

Iwona Drozd

Quand le soleil saigne
Le ciel est échevelé
Tout autant que l’herbe

Luc Canautte

Claque la giboulée
glace en corrida de grêle
perles percutantes

Isabelle Fable

La scie silencieuse
cingle en deux l’arbre arrogant
craque le géant

Isabelle Fable

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