musique d’attente
à chaque pause
un sursaut
grunge punk bimbo burqa nœud pap’
autour de moi
dans le métro
quel brouillard !
tout ce que je vois
c’est qu’il fait jour
Alain Henry
musique d’attente
à chaque pause
un sursaut
grunge punk bimbo burqa nœud pap’
autour de moi
dans le métro
quel brouillard !
tout ce que je vois
c’est qu’il fait jour
Nous étions 8 pour ce dédoublement du premier kukaï du lion, nouvelle mouture, à la Maison de la Francité, ce samedi 21 octobre. Le kukaï du lion a été initié par Karin Louryan à Waterloo (d’où le nom…) et ce redémarrage nous a permis d’évoquer sa mémoire.
Excellente ambiance, nouvelles rencontres, des discussions animées. Merci à tous et toutes pour cet excellent après-midi. Vingt-quatre haïkus ont été proposés, et nous avons le temps de les lire tous. Voici ceux qui ont été retenus.
Avec quatre voix
crachin d’automne
~ une dernière toilette
pour les feuilles mortes
Jean Luc Werpin
Poursuivre la lecture de « Kukaï du lion, 21 octobre 2023 »cheveux roses
et couronne de lauriers
selfie devant l’acropole
plage de Sifnos
partout des tatouages
sauf sous la barbe
resto de plage
sur l’avant du slip
le S de Superman
Nous étions 13 pour ce premier kukaï du lion, nouvelle mouture, à la Maison de la Francité, ce samedi 7 octobre. Le kukaï du lion a été initié par Karin Louryan à Waterloo (d’où le nom…) et ce redémarrage nous a permis d’évoquer sa mémoire.
Excellente ambiance, retrouvailles chaleureuses, nouvelles rencontres. Merci à tous et toutes pour cet excellent après-midi. 39 haïkus ont été proposés, et nous avons le temps de les lire tous. Voici ceux qui ont été retenus.
Avec cinq voix
un verre suit l’autre
mais le coin aux champignons
reste son secret
Jacques Michonnet
Poursuivre la lecture de « Kukaï du lion, 7 octobre 2023 »fermeture du musée
cache-cache
avec les gardiens
Notre-Dame de Strasbourg –
à trop regarder les anges
la nuque raide
prairie de montagne
helianthus et lys martagon
jouent à Miss Alpage
pique-nique à la plage
tous les biscuits
sont sablés
vieux, chauve,
avec des talons hauts –
et alors ?
manège à l’arrêt
c’est le moment
des photos nettes
jardinage
30 ans le matin
80 le soir
toujours la même heure
l’horloge
tatouée sur son bras
quai moussu
quand est passé
le dernier train ?
repas plantureux
j’ai pris du poids
dans les paupières
bientôt la retraite
toujours envie
d’une pause de quatre heures
chandeleur
la première crêpe exhibée
à toute la famille
Le printemps a perdu ses couleurs.
Ce matin, le soleil est ailleurs;
jusqu’à l’horizon
la poussière des explosions
et parfois l’éclair
d’un coup de canon.
Où sont les couleurs du printemps ?
Piétinés, écrasés
l’éclair bleu du martin-pêcheur,
le vert tendre du bourgeon
la pivoine éclatante
et le discret muscari.
Le printemps a perdu ses couleurs.
Où sont les odeurs, les saveurs,
La chaleur des amants
et le rire des enfants ?
Pour les poètes, un sale temps
et pour le blé dans les champs.
Où sont les couleurs du printemps ?
Il reste le rouge
dans les yeux des bourreaux
et parfois le brun
d’une croûte de sang.
Où sont les couleurs du printemps ?
Il reste le rouge,
la braise qui couve,
l’espoir qu’on retrouve.
Une fable à la manière de La Fontaine.
Un sablier trônait sur une table
très fier d’être du temps le responsable.
Dans le jardin de la maison
bondissait partout un ballon.
A chaque heure sa raison
disait le sablier, se retournant.
A quoi bon disait le ballon
je préfère jouer avec les enfants.