Épée

Hier soir, j’ai touché une épée,
une vraie, enfin presque.
C’était au théâtre.

Je l’ai prise,
tenue à bout de bras,
dressée vers le ciel.
Un coup d’estoc, puis de taille.
à moi, Durandal, Excalibur, Anduril !

En cet instant,
j’étais invincible,
je partageais le courage
des héros de légende.
Au sommet d’un donjon,
J’ai hurlé vers le ciel.
Je sentais la force divine
couler dans mes veines,
me submerger, m’exalter, m’emporter.

J’ai vu cette épée
en travers d’un ventre.
Le tien ?
Le mien ?
Le sang,
les larmes.

Dans le fossé,
Je l’ai jetée.


Après avoir tenu en main l’épée de Godefroid de bRrouillon, le pièce de mon ami Jérôme Jadot. Je ne suis que moyennement content de ce texte. J’aime beaucoup l’idée de base, mais je reste sur l’impression de pouvoir mieux l’exprimer. En attendant, je n’ai plus fait bouger ce texte depuis une semaine au moins, je le publie tel quel et je le reprendrai plus tard, quand la force de l’épée redescendra sur moi. Ah, j’oubliais, je suis objecteur de conscience!

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